Une poupée déchirée.
Dans ma boite depuis longtemps j’attendais
J’attendais qu’un rêve vienne me combler
Ce n’est pas que la vie ne me gâtait pas
Mais, sans le savoir, j’avais besoin de toi.
Les jouets sont comme les enfants
Ils ont le cœur très très grand
Tellement grand que parfois
Un seul maître ne leur suffit pas.
Je ne veux rien changer à ma vie d’avant
Mais, sans toi je suis triste bien souvent
Comment faire pour me partager
Entre la légalité et la clandestinité.
Je sais bien que tu en souffres encore plus que moi
Que souvent tu es seul, que tu soupires après moi
Mais cette contrainte tu as accepté librement
Tu savais bien que tu ne serais que l’amant.
Celui que tout les maris redoutent, c’est drôle
Car, pourtant tu n’as pas le meilleur rôle
Tu dois toujours te cacher
A la moindre alerte te sauver.
Je n’aime pas le rôle que je te fais jouer
Même si tu me dis pouvoir l’assumer
Je voudrais être plus souvent dans tes bras
M’y blottir, m’y sentir comme chez moi.
Je ne sais plus ce qui m’arrive
Je vais de l’une à l’autre rive
Que la vie est compliquée
Je ne puis que peu te donner.
Mais quand à toi je me donne
Je t’en donne des tonnes
Encore plus je veux t’offrir
Faire exploser ton désir.
Ne m’en veux pas mon autre amour, mon amant
Entre deux hommes que j’aime ardemment
Il m’est totalement impossible de faire un choix
Le cœur a des raisons que la raison n’a pas.
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